Archives pour la catégorie Métaphysique et religion

Comprendre l’islam où plutôt pourquoi on n’ y comprend rien

comprendre l'islamQuelques passages du remarquable  livret  écrit par   Adrien Candiard , frère dominicain, ancien de l ‘ENS et membre de l’ Institut Dominicain d’études Orientales du Caire.  Ces passages ne  vous donneront qu’une petite idée de ce texte issu d’une conférence publique.   Il ne vous restera donc qu’à l’acheter…

Il n’y a pas un islam, dont on pourrait définir l’essence et cependant l’islam revêt bien une réalité….

….En arabe le terme Charia a un sens assez large, il désigne la volonté de Dieu. Demander à un musulman s’il est ou non pour la charia, c’est l’obliger à répondre par la positive, mais sur un malentendu…Il est bien entendu favorable à la volonté de Dieu. Faut il en conclure qu’il souhaite couper la main des voleurs ? Rien n’est moins sûr. (p 33 )

Le salafisme

…/….Le salafisme [ en lutte pour l'hégémonie du monde sunnite ] n’est pas un mouvement traditionnel. C’est même exactement le contraire, (suite…)

Seigneur Apprends nous à prier-Demandez sans vous lasser

Demandez sans vous lasser

Le terme technique de la prière est la demande : « prier » et « demander » sont deux termes interchangeables qui expriment une Magnificatattitude de quête.

L’objet des demandes de l’apôtre, de ses communautés ou des Évangiles est toutefois, précisément que Dieu fasse don de la foi, de l’amour et de l’espérance qu’il a déjà accordés, et qu’il ouvre ceux qui attendent son aide à saisir l’abondance de ce qu’ils reçoivent de lui.

La prière n’a donc pas pour fonction de surmonter les limites de la finitude humaine ou d’assouvir des besoins impossibles, mais de se réjouir, dans la reconnaissance, de la prodigalité de la Providence divine dans la vie quotidienne et de recevoir l’imagination et la force de vivre avec foi et confiance, dans la liberté des enfants de Dieu et de manière responsable le temps qui est donné.

La difficulté ne tient pas à l’exaucement, mais à la prière.

Le problème n’est pas d’abord de savoir si celui qui cherche trouvera ou si on va ouvrir à celui qui frappe.

La question est de savoir, pour commencer et de façon bien plus urgente, si l’on vient frapper à la porte et si le Fils de l’Homme, lors de sa venue, trouvera des gens qui cherchent.

La prière n’a donc pas pour but de mobiliser Dieu, puisque Dieu est déjà là et qu’il attend, mais d’apprendre à croire.

Voilà la raison pour laquelle Jésus presse ses disciples de prier sans cesse et de ne pas se décourager.

 

François Vouga

Professeur à la faculté libre de théologie Wuppertal et Bethel RFA  – publié dans le Magnificat octobre 2016

Laudato si, un hymne à la Création.

Une lecture rapide de la nouvelle encyclique du pape François sur l’écologie peut donner l’impression que l’annonce

de l’ Evangile y est secondaire.

Certains pensent d’ailleurs, que le Pape se plonge là dans des questions techniques qui excèdent ses compétences.

Mais « Laudato si » apporte une lumière beaucoup plus profonde,  et si nous voulons bien la lire,

elle prend le temps de nous introduire dans une perspective susceptible de modifier notre regard sur la nature.

 

Laudato Si, une critique de la modernité en tant qu’elle réduit la création à un simple objet d’expérience

En introduction de son encyclique le pape François nous invite à bien saisir les

fondements de la crise écologique « [ toutes ces Loué sois tublessures ] sont dues au

même mal, c’est-à-dire à l’idée qu’il n’existe pas de vérités indiscutables

qui guident nos vies, et donc que la liberté humaine n’a pas de limites.

On oublie que «l’homme n’est pas seulement une liberté qui se crée de soi.

L’homme ne se crée pas lui-même»[6].

 

S’appuyant sur le beau modèle de Saint François qui sans cesse loue le

Créateur pour sœur nature, il précise que « Cette conviction ne peut être

considérée avec mépris comme un romantisme irrationnel, car elle a des

conséquences sur les opinions qui déterminent notre comportement »[11].

 

A l’opposé « la modernité voit ..la nature ..sous la forme d’un espace

et d’une matière»[115] tandis que « la personne humaine est considérée

seulement comme un être parmi d’autres, qui procéderait des jeux du

hasard ou d’un déterminisme physique » [118].

 

 La révolution du XVII ème siècle ou l’irruption de la modernité.

(suite…)

Forme et métaphysique

Playdoyer pour une théologie naturelle  fondée sur la forme

Article version  fichier pdf Forme et Métaphysique 

En hommage à Claude Tresmontant Claude Tresmontant

Introduction et résumé  

L’impossibilité de toute  métaphysique déclarée par Hume et Kant est devenue  un paradigme de la culture moderne. Nombre de chrétiens  souscrivent volontiers  à ce qui est maintenant perçu comme une évidence et considèrent du même coup la théologie naturelle ( discours rationnel sur l’existence de Dieu )  comme accessoire si ce n’est dépassée ou illusoire.

Emmanuel Kant 1724-1804Mais Kant n’est pas lui-même à l’abri de toute critique et nous sommes en droit de remettre en cause certaines de ses affirmations[a]. Une fois ce tabou mis à nu,  il devient possible de s’apercevoir que l’abandon de la théologie naturelle réduit  le dialogue entre science et foi  à de bien pauvres sophismes [b] .

Or un tel dialogue en vérité est nécessaire à l’évangélisation et à la transmission de la foi.

Autrement dit, comment pouvons-nous expliquer à nos enfants qu’ils sont les fils bien-aimés du Père alors que  le monde dans lequel ils vivent  proclame sans cesse qu’ils sont les fruits du hasard ? (suite…)

Les cahiers de Disputatio – Evolution et Christianisme-

Les cahiers de Disputatio - Evolution et Christianisme- dans Evolution disputatioDans le conflit actuel  entre la foi  et la raison  qui conditionne  notre capacité à dire notre foi aux nouvelles générations  et plus particulièrement au sujet de l’Evolution et de la foi chrétienne, nombre d’intellectuels et responsables catholiques,  eux mêmes formatés par la culture ambiante,sont  plus soucieux de ne pas paraître créationnistes que d’apporter une véritable réflexion.

Le dernier cahier de Disputatio  » Evolution et Christianisme  »  est pour moi une petite lueur d’espoir.

Mis à part l’ article « Faut il canoniser Darwin ? » (suite…)

Evolution et Christianisme

Evolution et ChristianismeEvolution et Christianisme dans Evolution icone-creation-orthodoxe-250x300

Marie Joseph Nicolas O.P. – Fayard 1973

Longtemps la pensée chrétienne s’est crue menacée par les théories évolutionnistes, deux obstacles se présentaient : l’interprétation littérale du récit biblique d’une part et la forte opposition des milieux transformiste d’autres part :

la première édition française de L’Origine des espèces de Darwin (1862) porte ainsi en sa préface l’avertissement suivant :

« La doctrine de Darwin, c’est la révélation rationnelle du progrès se posant en antagonisme logique avec la révélation irrationnelle de la chute. Ce sont deux principes, deux religions en lutte. C’est un oui ou un non bien catégorique entre lesquels il faut choisir, et quiconque se déclare pour l’un est contre l’autre ».

Il ne faut donc pas s’étonner que la théologie chrétienne ne se soit pas empressée d’adopter les théories évolutionnistes !

 Au delà de cette apparente opposition, comprendre l’Évolution nécessite que nous retrouvions au préalable la véritable signification de la Création.

Or créer, c’est avant tout donner l’existence. Peu importe si Dieu crée directement ou par des causes intermédiaires ! Une fois cette réalité essentielle retrouvée, l’Évolution nous repose les questions éternelles : qu’est-ce que l’homme ? Peut on se satisfaire du hasard comme explication ? Peut on découvrir une finalité dans la nature ? Comment expliquer l’apparition du plus à partir du moins ?… Pour répondre à ces questions Marie Joseph Nicolas recourt avec simplicité à la philosophie thomiste. Il nous invite ainsi à une démarche métaphysique qu’il complète ensuite par une vision plus théologique : Si la raison permet de contempler le Créateur, la Révélation nous emmène beaucoup plus loin : Plus encore que la transcendance et la toute puissance absolues de Dieu, c’est l’intention du Créateur qui se révèle avec elles : la Bible est l’histoire de l’ Alliance. Croire au Dieu créateur pour le chrétien est bien plus qu’une connaissance d’ordre rationnel. Dieu s’est révélé sous forme personnelle et non pas métaphysique.

 Les notes de lecture qui suivent ne sauraient constituer un résumé mais une sélection très subjective  qui sera peut être plus susceptible d’intéresser à l’œuvre de M.J. Nicolas. Les quelques commentaires de ma part sont repérés par des encadrés [ ].

fichier pdf Evolution et Christiannisme

 ou lire l’article sur le site ( des différences mineures existent, la version téléchargeable est plus aérée) (suite…)

Lu pour vous- la formule de Dieu

La Formule de Dieu de José Rodrigues dos Santos  aux Editions Hervé Chopin

L’idée d’un roman pour introduire  le lecteur à la réflexion philosophique est excellente, l’auteur y ajoute une grande capacité à présenter les résultats de la science moderne. Dans le même temps,  sous le couvert  de  l’autorité conférée par  la science,  l’auteur  tente de nous conduire  à des conclusions  qui   sont  tributaires d’un parti pris philosophique et souffrent de quelques lacunes dans la réflexion métaphysique.

L’inspiration philosophique, c’est  Parménide  puis  Spinoza et ses successeurs (suite…)

Sciences de l’univers et problèmes métaphysiques C. Tresmontant

Sciences de l’univers et problèmes métaphysiques est un ouvrage facile d’accès. Un livre d’à peine deux cent pages qui ne semble pas porter à conséquences. En même temps, cette œuvre a l’immense mérite de rétablir la légitimité de l’analyse métaphysique, ce qui  n’est tout de même pas rien.

Rares  en effet, furent ceux qui, au cours du XX° siècle,  osèrent , sur le seul plan philosophique, s’attaquer  à la prétention des sciences de tout englober et de nier la métaphysique.

Avec Kant  puis avec Feuerbach, le XIX °siècle s’ouvrit avec la certitude bien établie que la métaphysique n’était qu’une chimère et que Dieu n’était en conséquences qu’une illusion. (suite…)

L’âge du renoncement

Pour Chantal Delsol l’exception chrétienne nous a habitués à une morale fondée sur la notion de vérité. Or, cette religion n’est plus qu’une parenthèse déjà refermée, et nous sommes amenés à penser la morale en dehors de la vérité puisque les tentatives de la fonder sur une vérité rationnelle ont elles-mêmes échoué ainsi que les idéologies qui y ont succédé.

Selon l’auteur les mythes issus de l’Antiquité vont ré enchanter notre monde et se substituer à la religion ; ils sont ainsi à même de soutenir une morale sans pour autant être fondés sur la notion de vérité.

La thèse est séduisante, l’écriture est fluide mais elle ne convainc pas car elle préfère trop souvent la citation indirecte, la répétition du thème au détriment de la confrontation avec les faits. (suite…)

Accepter et contempler la réalité du mystère

« Tous les échecs de la métaphysique viennent de ce que les métaphysiciens ont substitué à l’être , comme premier principe de leur science, l’un des aspects particuliers de l’être étudiés par les diverses sciences de la nature » C’est par cet avertissement qu’Etienne Gilson nous introduit dans son œuvre « l’être et l’essence » .

L’être est un mystère, chaque être est un monde, un cosmos à part, tant et si bien que nous cherchons plus ou moins inconsciemment à le réduire à notre intelligence voire à le nier.

Il nous faut donc en premier lieu accepter le réel, l’être est ! et cela est déjà un mystère en soi, mystère qui nous remplit de jubilation lorsque nous le découvrons au détour d’une naissance, mystère qui nous interroge au moment de la mort, mystère que nous refusons de voir et de contempler au fil des jours en croisant notre voisin de palier ou nos compagnons de métro auxquels nous sommes indifférents ou trop habitués. Ce premier mystère, formé par le seul fait d’être, nous n’aurons jamais fini (suite…)

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